Rencontres théâtrales de Miège
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Les quatre doigts et le pouce

Compagnie L'Envol, Sion 

Président : Françoise Gugger
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Site : www.alize-theatre.ch

La troupe en quelques mots

Cette troupe est née pour offrir à des comédiens très engagés, ayant suivi plusieurs années de formation, la possibilité de participer à des spectacles de styles différents pour aborder tous les genres et d'avancer avec des exigences nouvelles liées au spectacle lui-même plus qu'à l'évolution personnelle de chacun, avec un encadrement, des enjeux et des exigences professionnels.

Depuis maintenant 14 ans le public a accueilli et soutenu notre travail avec enthousiasme.

La pièce : Les quatres doigts et le pouce

de René Morax
Mise en scène Françoise Gugger

Le public n'est pas spectateur d'une pièce qui lui est présentée, il est le spectateur un peu voyeur des coulisses, de la scène et d'un bout de public, d'un spectacle présenté dans un petit village de campagne.

C'est une partition comique et rythmée, satire d'une production théâtrale d'amateurs pas trop brillants.

Un petit village de la campagne, Villars-les Biolles. Le régent a écrit un drame intitulé «Les quatre doigts et le pouce ou La main criminelle». Un beau drame bien comme il faut, moral et plein de bons sentiments, dont l'écriture se veut savante et se heurte souvent à l'incompréhension de ses interprètes. L'auteur affiche une fierté naïve et débordante. Il a trouvé au village ses acteurs, Jean-Louis Pilet (le vicomte de Montpreveyres), Jules Grobétaz (la baronne de Sainte-Luce), François Galurin (le comte de Froideville), Gustave Liardon (Lisette, la servante), Alexandre Favez (le chevalier Lopez de Costa-Rica). Lui-même veille au grain, son cahier dans les mains.

Dans les coulisses c'est l'affolement, les acteurs se travestissent tout en buvant des verres pour se donner du cœur au ventre. Seuls les hommes ont le droit de jouer et les solides gaillards peinent à se transformer en digne baronne ou en sémillante soubrette...
Par un trou du rideau, ils voient affluer le public. Le régent court partout, tente de rassembler les troupes et répète inlassablement des consignes que les comédiens écoutent d'une oreille et visiblement sans les enregistrer. On traîne un peu, on cherche ses affaires.

Dans une soudaine précipitation, le spectacle commence. L'histoire se déroule cahin-caha...

Les comédiens ont une idée approximative du texte, ont oublié toutes les consignes et un joyeux ballet se déroule entre les coulisses et la scène, avec quelques échanges ironiques avec le public.
Les saluts finissent dans le chaos pour une couronne lancée par le public alors que le régent tente désespérément de rappeler «C'est moi qui a fait cette pièce.»